Nègre je suis

(Paroles et musique Bruno-Michel Abati)

Nègre je suis, nègre je chante en mon pays.
Mon pays bleu d’une enfance vécue ici,
Dans cette ville de Nîmes en terre occitane
Où, de rire en larmes fragiles, j’ai forgé mon âme.
Tu me vois comme un étranger
Car la couleur de ma peau,
N’est pas celle que tu souhaiterais
Voir associée au drapeau.
Je suis enfant des îles au tropique
Et de cette ville en pleine garrigue.
Coule en mes veines ces deux essences
Qui font ma différence.

Nègre je suis, nègre je chante en mon pays.
Mon pays blanc de mes rêves où brûle l’envie
D’une liberté qui de ses plus belles lettres
Crée l’égalité, la fraternité des êtres
Tu voudrais d’une société
Où seule ta couleur de peau
Pourrait  avoir droit de juger
De qui a des droits nationaux
Moi dans ma société idéale
La couleur nous est tous bien égale
On vit de par toutes nos essences
Un monde de tolérance.

Nègre je suis, nègre je chante en mon pays.
Mon pays rouge du sang mêlé à celui
De celle qui par amour m’a ouvert son cœur
Loin de toutes considérations de couleur
Toi, tu ne vois dans cette union
Par les idées que tu mènes
Que le fruit d’une trahison
Qui vient renforcer ta haine
Mais les enfants nés de cet amour
Sont ceux d’un monde qui depuis toujours
Fait que nous sommes de plusieurs essences
C’est notre ressemblance.

Nègre je suis!
Nègre tu dis!
Nègre en son pays!

Mon amour

(Paroles et musique Bruno-Michel Abati)

Mes doigts courent sur ta peau
Au rythme de tes mots,
S’attardent sur tes reins
Que tes cheveux de lin
Couvrent comme la mer
Les plages en hiver
Où scintillent aux vents
Les reflets gris du temps.

S’échappent d’un sourire
Les saveurs du plaisir,
Que tes lèvres sucrées
Savourent d’un baiser.
Ondulent indolentes
Les arabesques lentes
De tes jambes teintées
De soleils enivrés

Ô mon amour
J’écrirai toujours
Ton nom de mon corps
Jusqu’au soir de ma mort

Mes doigts ornent tes mains
De cercles incertains,
Glissent sur tes bras de soie
Tel un pinceau chinois
Sur une toile blanche
D’une innocence d’ange,
D’un trait ferait surgir
Les lueurs du désir.

Et depuis ton épaule
Mes doigts prennent leur envol,
Effleurent à dessein
La pointe de tes seins,
Se posent comm’ sur un fil
Juste sur ton nombril,
Descendent lentement
Rejoindre un firmament.

Ô mon amour
J’écrirai toujours
Ton nom de mon corps
Jusqu’au soir de ma mort (bis)

Ton corps brûle ma peau
Et emporte mes mots
Dans un flux d’émotion
Où se meurt ma chanson.

Ô mon amour
J’écrirai toujours
Ton nom de mon corps
Jusqu’au soir de ma mort
Mon amour