Nuit blanche

NUIT BLANCHE

Bruno-Michel ABATI

 

 

Errant sans but dans un monde nuance de gris,

J’ai vu passer une nuit blanche. Elle absorbait,

Tel un trou noir, les scories de toutes les plaies

Que rejette le grand fleuve Monotonie.

 

Toutes les couleurs étaient là, vives et rebelles,

Et même si mon œil malade ne pouvait

Les distinguer, je les sentais qui se mouvaient

En une danse expiatoire et rituelle,

 

Au silence d’une musique, qu’assurément

Elles seules devaient percevoir. Un sentiment

Confus s’est joint à moi pour regarder partir,

 

Bien malgré moi, cette nuit blanche de souvenir.

Je l’ai suivie jusqu’à temps qu’elle ne disparaisse

Me laissant seul sur le rivage de mes promesses.

 

16 Avril 2013

Des nouvelles du studio

Stéphanie Studio mai 2014L’enregistrement d’un tout nouveau titre « Lettre Mazurka » vient de commencer au studio Soup’Machine à Mizérieux dans l’Ain. C’est une mazurka créole, typique de la Martinique et de la Guadeloupe dont le texte parle d’un chagrin d’amour.

« Je t’écris une mazurka
Pour que tu reviennes à moi … «  Ah l’Amour … !

Jean-Louis Studio mai 2014Les séances ont commencé avec une première prise de la partie d’accordéon, pour des raisons de planning et se continueront avec les autres instruments mais vous serez tenus informés au fur et à mesure de l’évolution des prises. Ces séances permettront également des réenregistrer « L’homme chocolat », « Guadeloupe » et de faire une correction dans « Nègre je suis ».
Musicamicalement
Bruno-Michel

Nuit d’encre

Bruno-Michel Abati

Dans une nuit d’encre j’ai trempé ma plume
Pour qu’elle puisse tracer sur les pages grisées
De mon doux sommeil, le souvenir étoilé
D’un visage sorti d’une opaque brume.

Elle a tout d’abord puisé dans le noir intense,
L’énergie des rêves pour que de son trait naissent
Les contours lisses et fins d’une belle allégresse,
Dans laquelle j’ai plongé jusqu’au bord de la transe.

Puis jouant de l’ivresse et de l’obscurité,
Elle a fait apparaître des flashes de lumières
Vives sur de pâles lueurs de pureté.

Animant ainsi ce visage calme et fier,
Le travail achevé, elle est enfin partie,
Laissant un souvenir qui s’ancre dans la nuit.

11 avril 2013

Lyon

(Paroles et Musique Bruno-Michel Abati)
Extrait de l’album « Bruno-Michel Abati« 

A tes deux fleuves de soie
A ta place qui honore un soleil un roi
A tes collines qui comme des seins de femme
S’offrent à nos yeux à nos cœurs s’offrent à nos âmes
A ta mémoire qui voyage
Et se tisse au fil des âges
A tes sourires à tes larmes
Gravés dans le souffle lent du temps
A tes lumières qui des toits
Te dessinent comme une nuit de cinéma
A ton brouillard qui se glisse dans le mystère
Du silence d’une ville solitaire
A tes quartiers qui s’animent
De tes marchés et s’enivrent
Des mille et une saveurs du monde
Que ton ventre tout en couleur féconde
Lyon
Comme une calme passion
Mes mots clament ton nom
S’offrent à toi en chanson
Lyon, Lyon, Lyon
A tes gones qui de joie
Applaudissent dans ce petit théâtre de bois
Le bâton qui d’un Guignol à l’homme de loi
Révèle parfois la rebelle qui sommeille en toi
A ton vieux parc où s’embrassent
Les amoureux que la grâce
Ramènera tout au fil des ans
Pour faire jouer leurs petits enfant

Aux élans froids de tes cœurs
Qui s’échauffent lentement comme passent les heures
Pour se sceller dans le marbre des amitiés
Qu’aucun sabre qu’aucune lame ne peut briser
A tes victoires qui nous tirent
Des larmes discrètes que les rires
Masquent pour ne pas tout dévoiler
D’une belle Dame distinguée
Lyon
Comme une calme passion
Mes mots clament ton nom
S’offrent à toi en chanson
Lyon, Lyon, Lyon (bis)

La France do Brasil

(Paroles et Musique Bruno-Michel ABATI)
Extrait de l’album « Bruno-Michel Abati« 

Refrain
Comme une chanson qui danse
Et balance en tout sens
Dans la France do Brasil,
Les mots qui me viennent
Sont dans la veine
Du sang qui se mêle
Et qui donne un enfant
Sans nul autre pareil.

Comme des sons qui s’élancent
Et cadencent l’élégance
De la France do Brasil
Une lumière de veille
Guide les pas
D’une nuit sans sommeil
Où tout n’est que
Mirage et Merveille.

Couplet I
Cloches qui courent sur les Cordes
Chantant les amours d’un berimbau, d’un hautbois.
Capoeira et gaillarde en émoi,
Un mariage tout en habits d’apparat.
Défilé d’un carnaval
Où java, frevo, rigaudon et samba
S’unissent en bouquet final
Mettent un feu dans mon cœur
Comme une part de bonheur

Refrain

Couplet II
Vole au-dessus d’une ville
Où fleurs et senteurs
Tombent en pluies de mille couleurs.
Tour Eiffel au cœur d’un Rio de Janeiro
Corcovado sur le port d’un Marseille
Ville qui court sur mes lèvres
Pays d’un doux rêve où pour vous se lève
Comme une folle ferveur
Une forte chaleur
Comme une part de bonheur